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Oeuvre de Robert Beltz


Oeuvre de Robert BELTZ grâce à des synthèses d'ouvrage

Le diable boiteux de Alain-René LESAGE,
Les âmes du purgatoire de Prosper MÉRIMÉE.
L'histoire extraordinaire de Peter SCHLEMIHL
Les contes des Bords du Rhin d’ERCKMANN - CHATRIAN,
Histoires extraordinaires d'Edgar POE,
La colline Inspirée de MAURICE BARRÈS,
Théâtre complet de MOLIERE.
Contes fantastiques d'Ernst Theodor Wilhelm HOFFMANN,
Goethe FAUSTde Johann Wolgang von Goethe
Les Fleurs du Mal de Charles BAUDELAIRE,
La Nef des Fous de Sébastien BRANT,
La tentation de Saint Antoine de Gustave FLAUBERT,
Les Caractères de Jean de la Bruyère,
La Nef des Folles de Josse BADE

L'OEUVRE DE ROBERT BELTZ

Le diable boiteux de Alain-René LESAGE

Le diable boiteux de Alain-René LESAGE,
Petit mot introductif :
Alain-René LESAGE (1668-1747) reprit le roman espagnol de Luis Velez de GUEVARA (1579-1644) “ El diabolo cojuelo “.
Dans une succession de tableaux, l’étudiant Cléophas, aidé par l’esprit du diable boiteux - Asmodée - qu’il avait délivré, pénètre par magie dans les maisons et assiste à des scènes variées qui permettent à l’auteur de faire une véritable enquête morale de la société, suivant en ceci les traces de LA BRUYÈRE (1645-1696) ou de LA ROCHEFOUCAULD (1613-1680). Le pittoresque, le mouvement coloré, l’observation des hommes donnent à ce roman sa vie malgré la trame qui fait de ce livre un roman à tiroirs.
Les caractéristiques de l’ édition :
Les bois furent gravés par THÉO SCHMIED.
L’ouvrage qui comprend 42 gravures parut le 23 juin 1945 et avait été tiré en 220 exemplaires sur vélin Lana. Il fut conçu et établi par les soins de M. Georges Blaizot, P-D-G de la Librairie Auguste Blaizot.
Il a été achevé d’imprimer aux dépens de ladite Librairie, pour la typographie et les bois en couleurs, dans les ateliers de Théo Schmied, avec le concours de G. Rougeaux, chef d’atelier, R. Doré, typographe, le jour du soixante-dixième anniversaire de la naissance du très regretté Auguste Blaizot. Cet ouvrage est le premier livre illustré par Robert Beltz.
Voici la justification du tirage:
  - les exemplaires 1 à 5 contiennent une composition originale, une suite en couleurs et la décomposition de tirage (24 planches) sur vergé Vidalon d’une des gravures
  - les exemplaires 6 à 10 contiennent une suite en couleurs et la décomposition de tirage (24 planches) sur vergé Vidalon d’ une des gravures,
  - les exemplaires 11 à 15 contiennent une suite en noir sur Chine et la décomposition de tirage (24 planches) sur vergé Vidalon d’une des gravures,
  - les exemplaires 16 à 40 contiennent une suite en noir sur Chine de toutes les illustrations,
  - les exemplaires 41 à 220 sont numérotés.
Il a été tiré quelques exemplaires de collaborateurs, tous numérotés en chiffres romains.
Présentation succincte d' une ou deux gravures :
A Madrid, une nuit du mois d’octobre, Cléophas - Escolier d’ Alcala - sortit par une lucarne poursuivi par 4 spadassins.
Cette poursuite n’a qu’un objectif: forcer Cléophas à épouser Donia Thomasa, la dame avec laquelle il comptait passer une agréable soirée ! Ayant semé ses poursuivants à la faveur de la nuit, il arriva dans un grenier, demeure d’un astrologue magicien (gravure 1).
Là, un démon - Asmodée ou le Diable Boiteux - prisonnier dans un flacon, demanda sa délivrance en échange de sa mise inconditionnelle au service de son libérateur. Libéré, Asmodée transporta Cléophas au haut d’une tour et lui narra tout ce qui se passait dans les maisons en lui permettant de voir à travers les murs (gravure 2).
La vengeance étant douce au cœur de notre Espagnol, Asmodée permit à son Escolier, après avoir semé la zizanie entre les mercenaires payés par Donia Thomasa, de voir cette dernière arrêtée ainsi que deux spadassins survivants et jetée en prison (gravure 3) en vue du châtiment réservé aux courtisanes.

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Les âmes du purgatoire de Prosper MÉRIMÉE.

Petit mot introductif :
Prosper MÉRIMÉE (1803-1870) conta l’histoire de Don Juan de Marana, étudiant à l’université de Salamanque, qui se lia d’amitié avec Don Garcia qui, lui, l’initia à tous les vices. Après une vie de débauches, Don Juan retourna dans le château familial et tomba en arrêt devant un tableau qui représentait les pauvres âmes du purgatoire, tableau que sa mère lui avait montré souvent avec beaucoup de piété. Impressionné, Don Juan voyait comme en songe un cortège funèbre, celui de son âme morte . Cette vision le troubla fort et lui fit changer de vie : il alla dans un couvent où une dernière épreuve l’attendait...
Les caractéristiques de l’ édition :
Ce Coffret comprend sous une jaquette titrée LES ÂMES DU PURGATOIRE quatre nouvelles : "LES ÂMES DU PURGATOIRE", "LA DAME DE PIQUE", "LE HUSSARD" et "DJOUMANE" qui forment un tome. Est joint à part dans le même emboîtage sous une deuxième jaquette titrée "LE CARROSSE DU TRÈS SAINT SACREMENT", la comédie portant ce titre écrite en 1830.
Cet ouvrage a été établi par Robert Beltz, 7, rue Mozart, STRASBOURG qui en a conçu l’illustration et par Théo SCHMIED qui en a assuré la gravure sur bois, la typographie et l’impression dans son atelier, G. ROUGEAUX étant chef d’atelier, R. DORE, typographe, R. ALTHEIMER, pressier. Il a été achevé d’imprimer le 10 juillet 1949. Furent édités 200 exemplaires tous sur vélin Lana numérotés en chiffres arabes.
Voici la justification du tirage :
  - 12 exemplaires avec un dessin original, une suite en couleurs, une suite en noir et une décomposition d’ une planche, numérotés de 1 à 12,
  - 10 exemplaires avec une suite en couleurs, numérotés de 13 à 22,
  - 10 exemplaires avec une suite en noir, numérotés de 23 à 32,
  - 168 exemplaires numérotés de 33 à 200.
Il a été tiré en outre 20 exemplaires de collaborateurs numérotés en chiffres romains.
Présentation succincte d' une ou deux gravures :
La nuit tombée, Don Juan de Marana et son âme damnée - Don Garcia - déclaraient leur flamme sous les volets entr’ouverts de Dona Fausta et Dona Teresa. Or un autre prétendant arriva sur ces lieux avec ses gens. Duel. Don Juan enfonça sa lame dans le corps de Don Cristoval avec tant de force qu’elle se brisa et qu’il laissa choir la poignée. Cris. Fuite éperdue de nos deux étudiants. Or la poignée de l’ épée était frappée du nom de son propriétaire ! Don Juan n’arriva pas à trouver le sommeil (gravure 1).
De bon matin une dame couverte d’un voile noir demanda à être reçue par Don Juan. C’était Donia Teresa - qui ayant tout vu - avait ramassé la poignée de l’arme pour la rendre à son amoureux (Gravure 2).
Celui-ci tomba aux pieds de Dona Teresa en déclarant qu'elle lui rendait la vie - mais vie inutile puisqu’elle le faisait mourir d’amour! Elle eut du mal à se séparer de lui.
Peu de temps plus tard une duègne apporta une lettre confirmant un rendez-vous (Gravure 3).

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L'histoire extraordinaire de Peter SCHLEMIHL

L'histoire extraordinaire de Peter SCHLEMIHL
ou l’homme qui a perdu son ombre d’Adelbert de CHAMISSO.
Petit mot introductif :
Louis Charles Adélaïde de Chamisso naquit le 30 janvier 1781 en Champagne. Menacée dans son existence, sa famille gagna l’étranger dès 1790 et s’installa à Berlin en 1796. Chamisso substitua à ses 3 prénoms celui d’ Adelbert. Il s’adonna à l’étude des sciences naturelles et à celle de la médecine à l’ université de Berlin. Il fit partie de 12 sociétés savantes et avait été nommé membre de l’Académie des Sciences de Berlin. Le 16 août 1838, Adelbert expira à 5 heures du matin et fut mis en terre non loin de son ami Hoffmann au cimetière de Halle, au sud de Berlin. 2
En 1814, la publication de “Peter Schlemihl wundersame Geschichte“ assura la gloire littéraire d’Adelbert von Chamisso. Dans ce roman le diable propose à un pauvre hère de lui fournir une bourse inépuisable en échange de son ombre. L’argent est dépensé sans compter mais Peter Schlemihl est raillé parce qu’il n’a plus son ombre. Comble de malheur, à cause de cet handicap, il ne peut épouser celle qu’il aime. Finalement il se débarrasse du présent fâcheux pour retrouver la joie de vivre avec la nature.
Les caractéristiques de l’ édition :
Cet ouvrage a été établi par Robert Beltz, qui en a conçu l’illustration et par Théo Schmied qui en a assuré la gravure sur bois, la typographie et l’impression dans son atelier. Le livre a été achevé d’ imprimer le 15 décembre 1951. Il a été tiré de cet ouvrage 120 exemplaires sur vélin Lana, numérotés en chiffres arabes, plus 101 exemplaires comportant la décomposition d’une planche pour la Société Beaux Livres, Grands Amis, numérotés en chiffres romains et 20 exemplaires de collaborateurs. Tous les exemplaires comportent une suite en noir. Il a été tiré, en outre, 30 exemplaires dans le texte allemand original. La traduction du texte original est celle de A. Lortholary pour les éditions Payot. Les 271 livres sont illustrés de 31 gravures et 11 lettrines.
Voici la justification du tirage :
Tous les exemplaires comportent une suite en noir. A savoir :
  - 12 exemplaires avec un dessin original, une décomposition d’ une planche et une suite en couleurs numérotés de 1 à 12,
  - 14 exemplaires avec une suite en couleurs numérotés de 13 à 26,
  - 94 exemplaires numérotés de 27 à 120
  - 20 exemplaires de collaborateurs, marqués de A à T.
     Pour la société Beaux Livres, Grands Amis
  - 1 exemplaire comportant un dessin original, une décomposition d’une planche et une suite en couleurs numéroté I,
  - 100 exemplaires comportant une décomposition d’une planche numérotés de II à CI.
Présentation succincte d' une ou deux gravures :
A l’homme vêtu de gris Peter Schlemihl a vendu son ombre en échange de la bourse de Fortunatus (gravure 1). Arrivé dans sa chambre d’hôtel, le jeune Peter puisait de l’or, toujours plus d’or de sa bourse.
Comme ivre, il plongeait ses mains dans les pièces et se roulait sur son tas d’or jusqu’à ce que le sommeil le terrassa (gravure 2).
Hélas, du fait de devoir se déplacer sans son ombre, sortir devenait un calvaire. Le jeune Schemihl ne se promenait plus qu’après le coucher du soleil. Un soir, il lut l’effroi dans les yeux d’une jeune fille qui avait remarqué qu’il ne possédait plus d’ombre ( gravure 3 ).
Il devenait vital de retrouver l’homme en gris. Or ce dernier avait pris le large sur un navire, sans laisser de traces (gravures 4).

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Les contes des Bords du Rhin d’ERCKMANN - CHATRIAN,

Les contes des Bords du Rhin d’ERCKMANN - CHATRIAN,
Petit mot introductif :
Erckmann-Chatrian est, comme chacun sait, le nom de plume adopté par Emile Erckmann (né à Phalsbourg en 1822 et décédé à Lunéville en 1899 ) et par Alexandre Chatrian (né en 1826 à Le Grand Soldat dans la Meurthe et décédé en1890 à Villemomble). Ils se sont associés en 1847 sur le principe fort simple suivant : à l’un “la ponte“ , à l’autre “la couvaison et l’éclosion”!! Ces “deux en un“ ont su créé une oeuvre profondément imprégnée des idées et de la vie de l’Alsace via des romans historiques et populaires alors que tous deux étaient lorrains. Qui n’a été ému et séduit par la lecture de leur chef-d’oeuvre “l’ami Fritz“ ( 1864 )? Les "Contes des Bords du Rhin” édité en 1862 se situent en Alsace ou dans le Palatinat. Dans une palette haute en couleurs, le réalisme rustique des moeurs alsaciennes se fond dans le charme et le mystère des légendes. Largement influencé par Hoffmann - un auteur qui séduisit également Robert Beltz - ils saupoudrent de réalisme local les atmosphères surnaturelles et légendaires.

Les caractéristiques de l’ édition :
L’ édition de 1951 comprend les contes suivants : “L’esquisse mystérieuse, La lunette de Hans Schnaps, Le rêve de mon cousin Élof, L’oreille de la chouette, La montre du Doyen, La pêche miraculeuse, Le blanc et le noir“. Cette édition a été tirée à 299 exemplaires sur Vélin Lana pur fil. Elle fut conçue et illustrée par Robert BELTZ. Elle comprend 55 aquarelles gravées sur bois par Gilbert Poilliot. Le texte a été composé entièrement à la main en vieux romain corps 18 de la Fonderie Caslon. L’ouvrage a été réalisé dans les Ateliers d’Art de l’ Imprimerie Ruche, à Paris, 20 - rue Lalande, avec le concours de Georges Laguenie, maître-pressier.
Voici la justfication du tirage :
 - 10 exemplaires numérotés de 1 à 10 contenant une aquarelle originale et, tirés sur vélin pur fil de Rives, une suite en couleurs des principales illustrations de l’ouvrage, les états successifs du tirage des bois d’une planche formant le départ d’un conte et la décomposition des couleurs du frontispice.
 - 20 exemplaires numérotés de 11 à 30 contenant une suite en couleurs sur vélin pur fil de Rives des principales illustratons de l’ouvrage et la décomposition du tirage des coueurs du frontispice.
 - 269 exemplaires numérotés de 31 à 299.
En outre quelques exemplaires hors commerce tous nominatifs ont été réservés aux amis de l’ illustrateur.
L’édition de 1963 comprend “Le cabaliste Hans Weinland, L’oeil invisible, La tresse noire, Le bourmestre en bouteille, Le requiem du corbeau, Messire Tempus, Le chant de la tonne, Mon illustre ami Selsam”. Cette édition faisant suite à celle de 1952 a été tirée à 299 exemplaires sur Vélin Lana pur fil. Elle fut conçue et illustrée par Robert BELTZ. Elle compred 47 aquarelles gravées sur bois par Gilbet Poilliot. Le texte a été composé entièrement à la main en vieux romain corps 18 de la Fonderie Caslon. L’ouvrage a été réalisé dans les Ateliers d’Art de l’Imprimerie Ruche, à Paris, 20 - rue Lalande, avec le concours de Georges Laguenie et Maurice Cray, maîtres-pressiers.
Voici la justfication du tirage :
 - 10 exemplaires numérotés de 1 à 10 contenant une aquarelle originale et, tirés sur vélin pur fil de Rives, une suite en couleurs des principales illustrations de l’ouvrage, les états successifs du tirage des bois d’une planche formant le départ d’un conte et la décomposition des couleurs du frontispice.
 - 20 exemplaires numérotés de 11 à 30 contenant une suite en couleurs sur vélin pur fil de Rives des principales illustratons de l’ouvrage et la décomposition du tirage des coueurs du frontispice.
 - 269 exemplaires numérotés de 31 à 299.
En outre quelques exemplaires hors commerce tous nominatifs ont été réservés aux amis de l’illustrateur.

Présentation succincte d' une ou deux gravures :
Le chant de la tonne. “(...) Au fond de la taverne des Escargots, à Nuremberg,(...) la foule (..) s'agitait sous les poutres basses de la salle, le long des tables de chêne (gravure 1), et je me sentais heureux d’être au monde. Oh ! les bonnes figures alignées ! grosses, grasses, vermeilles, rieuses, graves, moqueuses, contentes, rêveuses, amoureuses, clignant de l’oeil, levant le coude, bâillant, ronflant, se trémoussant (..) (gravures 2 et 3).“ (Erckmann-Chatrian)

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Histoires extraordinaires d'Edgar POE

Histoires extraordinaires d'Edgar POE
Petit mot introductif :
C’est à Charles BAUDELAIRE (1821-1867) qu’Edgar POE (1809-1849) doit sa gloire puisque le poète français avait traduit dans la langue de Molière les nouvelles de l’écrivain américain parues en deux volumes, "TALES OF THE GROTESQUE AND ARABESQUE" en 1840 à Philadelphie et "TALES" en 1845 à New-York. Il est quasi impossible de résumer les “ Histoires Extraordinaires ” tant les ingrédients mêlés sont variés. Toutefois quelques grands thèmes traversent l’oeuvre : un goût prononcé pour la philosophie des sciences chère au XIX°s., une inclination pour l’horreur, la passion, la terreur voire le morbide, le vampirisme ou le grotesque. S’ajoute à ceci un esprit d’analyse digne d’un inspecteur de police aux déductions exceptionnellement fines.
Les caractéristiques des éditions de 1958 et 1981 :
Commencé dès septembre 1952, le premier tome des “Histoires Extraordinaire“ avait été achevé d’imprimer le 12 décembre 1958. Il comprend onze contes : “Double assassinat dans la rue Morgue“, “Révélation magnétique“, “le chat noir“ , “Le coeur révélateur“, “Aventure sans pareil d’un certain Hans Pfaall“ , “Morella“ ,”Le puits et le pendule“, “Le démon de la perversité“ , “L’homme des foules“, “La barrique d’ Amontillado", “L e diable dans le beffroi“. Cette édition conçue et réalisée par Robert Beltz comprend 47 aquarelles gravées sur bois par Gilbert Poilliot. Le texte a été composé entièrement à main en Vendome corps 14 de la Fonderie Olive. Elle a été tirée sur Vélin pur fil des Papeteries Lana et réalisée en 280 exemplaires dans les Ateliers d’Art de l‘Imprimerie La Ruche, à Paris, 20 rue Lalande, avec le concours de MM. Georges Laguenie et Maurice Cray, pressiers.
Voici la justification du tirage :
  - 15 exemplaires numérotés de 1 à 15 contenant une aquarelle originale et, imprimés sur velin pur fil de Rives, une suite en couleurs des illustrations, les états successifs du tirage d’une des planches ainsi que la décomposition simple des 11 couleurs du frontispice
  - 15 exemplaires numérotés de 16 à 30 contenant, imprimés sur velin pur fil de Rives une suite en couleurs des illustrations et les états successifs du tirage des bois d’une des planches,
  - 10 exemplaires numérotés de 31 à 40 contenant, imprimés sur velin pur fil de Rives une suite en couleurs des illustrations et une décomposition simple des couleurs d’une des planches
  - 40 exemplaires numérotés de 41 à 80 réservés à des bibliophiles d’Alsace et de Lorraine
  - 200 exemplaires numérotés de 81 à 280.
En outre, quelques exemplaires hors commerce tous nominatifs ont été réservés aux amis de l’illustrateur.

Le deuxième tome sortira des presses en 1982 mais aux dépens d’un amateur - 2 rue de la Moder à Haguenau.

En effet le docteur Steiner avait acheté les dessins réalisés par Robert Beltz. L’ouvrage fut tiré sur velin pur fil des papeteries Lana en 280 exemplaires. Les illustrations de Robert Beltz furent gravées sur bois par Guy Descouens.
La table des contes comprend : “Le scarabée d’or“ , “Le portrait ovale“, “Metzengerstein“, "Le roi Peste“ , “William Wilson“, “Bérénice“, “Ligea“, “Le canard au ballon“, “Manuscrit trouvé dans une bouteille” , “L’ange du bizarre“, “La chute de la maison Usher“.
Voici la justification du tirage :
  - le n°1 comprend la maquette de travail, deux aquarelles, un bois gravé, une décomposition avec états successifs d’une gravure et une suite des illustrations,
  - 11 exemplaires numérotés de 2 à 12 comprenaant une aquarelle, une décomposition avec états successifs d'une gravure et une suite des illustrations,
  - 20 exemplaires numérotés de 24 à 43 comprenant une décomposition simple et une suite des illustrations, 27 exemplaires numérotés de 44 à 70 comprenant une suite des illustrations,
  - 200 exemplaires numérotés de 81 à 280.
En outre, quelques exemplaires hors commerce tous nominatifs ont été réservés aux amis de l’illustrateur.

Le deuxième tome sortira des presses en 1982mais aux dépens d’un amateur

Présentation succincte d' une ou deux gravures : “Morella“. Morella ( gravure 1 ) en mourant donna naissance à une fille qui, en grandissant, “devint la parfaite ressemblance de celle qui était partie“( gravure 2 ). Son père l’aima, la choya ( gravure 3 ).

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La colline Inspirée de MAURICE BARRÈS

La colline Inspirée de MAURICE BARRÈS
Petit mot introductif :
Maurice BARRÈS (1862 - 1923) publie en 1913 “La Colline inspirée“. En ce lieu - la colline de Sion-Vaudémont, haut-lieu de Lorraine, trois frères, trois prêtres essayèrent au cours du XIX ° siècle de redonner un nouvel élan à la vie religieuse de leur province. L'aîné aidé de ses deux frères, y fonde l'Institut des Frères de Notre-Dame de Sion-Vaudémont. Ce couvent se développe magnifiquement, puis subit des aléas divers pour glisser enfin de l'orthodoxie à l'illuminisme, voire à une parodie de l'Eglise. Le couvent est repris par les autorités ecclésiatiques. Dernier survivant, l’aîné des frères plonge dans la misère...
Ecrit dans un style sec et nerveux, bien qu'encore lyrique dans certains passages, cet ouvrage apparaît comme la grande œuvre de la maturité de son auteur.
C'est un livre émouvant.
Les caractéristiques de l’ édition :
Ce livre édité par “Beaux Livres Grands Amis“ pour célébrer le centenaire de Maurice Barrès et le cinquantenaire du livre fut imprimé en caractères Dante corps 14 par Rico et Auphan - maîtres-imprimeurs - les vignettes ont été dessinées par Mme Seguin-Fontès. Il a été tiré de cet ouvrage achevé d’imprimer le 20 octobre 1962, 200 exemplaires sur Arches blanc numérotés en chiffres romains de I à CL, nominatifs pour les sociétaires et de 151 à 200 pour différents services, comportant une suite de 21 planches d’artistes intéressés par le sujet. 65 exemplaires sur Arches crème numérotés de 1 à 65 et 30 exemplaires numérotés de 66 à 95 pour des amis de la société avec une suite de 5 gravures ainsi que 25 suites des 21 planches sur Japon pour les lithographies et les bois et sur Auvergne pour les gravures.
Présentation succincte de la gravure de Robert Beltz :
Voici la liste des vingt et un artistes qui furent inspirés par cette colline. Chacun d’eux proposa une illustration : Mme Baile-Parisot ; Robert Beltz ; J-M Benoit ; F Chapus ; Mme Colllot ; Gérard Collot ; G. Coude ; Cournault ; R. Decaux ; A. Giguet ; J. Hallet ; C. Hilaire ; S. Hottier-Vahl ; A. Jacquemin ; M. Jamar ; Odile Krier ; H. Lalevée ; J. Linard ; R. Marage ; A. Vahl ; C. Weisbuch. Est présentée l’illustration de Robert Beltz : “Il est des lieux qui tirent l’âme de sa léthargie, des lieux (...) baignés de mystère, élus de toute éternité pour être le siège de l’émotion religieuse.(...) La Lorraine possède un de ces lieux inspirés (...) C’est la colline de Sion-Vaudémont (...).Un homme a souffert de ce silence de Sion. Un homme, un prêtre, encadré de ses deux frères, prêtres eux-mêmes, les trois frères Baillard, au siècle dernier. (...) ( Gravures 1-2-3-4 ).
Ce sont eux qui, au lendemain de la Révolution et quand la charrue avait passé sur des lieux consacrés par une vénération séculaire, se donnèrent pour tâche de relever la vieille Lorraine mystique et de ranimer les flammes qui brûlent sur ses sommets". (Maurice Barrès).


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Théâtre complet de MOLIERE

Théâtre complet de MOLIERE
Un regard rapide sur son oeuvre :
Est-il nécessaire de présenter Jean-Baptiste Poquelin dit MOLIÈRE (1622-1673) ?
Ses débuts au théâtre furent difficiles au point que l’auteur de l’avare dut faire de la prison pour dettes.
En 1659, “la Farce des Précieuses Ridicules“ lui valut le succès. Dès lors les pièces se succèdent malgré la cabale montée par les jaloux après le triomphe de “L’Ecole des Femmes“. Grâce à la protection du roi, Molière compose les chefs-d’oeuvre qui ne cessent d’être mis en scène comme DON JUAN (1665), LE MISANTHROPE (1666), TARTUFFE (1669), LE BOURGEOIS GENTILHOMME (1670), LE MALADE IMAGINAIRE (1673) etc. etc.
En jouant cette dernière oeuvre, le 17 février, lors de la 4° représentation, Molière à la suite d’un malaise sur scène, entra en agonie... Et c’est nuitamment que fut enterré ce grand poète et artiste dont l’oeuvre est une des gloires du patrimoine français.
Les caractéristiques de l’ édition :
Cet ouvrage fut édité en 5 volumes par le Club du Livre chez Philippe Lebaud, Éditeur, 28, rue Fortuny Paris 17°, le 31 octobre 1964. Cette réalisation vit le jour grâce la collaboration de Jean Paoli et J.-F. Fouquereau ainsi que le concours de Firmin-Didot pour l’impression du texte, des Imprimeries Daragnès, du Lion, de L’Illustration et de la Sapho pour le tirage des illustrations, la gravure sur bois étant l’oeuvre de Gilbert POILLIOT.
Cet ouvrage, le cinquième paru dans la collection Héritage du Temps a été justifié comme suit :
  - 60 exemplaires sur Vélin de Hollande van Galder numérotés de 1 à 60 en chiffres romains comprenant 2 originaux et 2 suites des illustrations sur Madagascar et sur Pur Fil.
  - 440 exemplaires sur Vélin de Hollande van Galder numérotés de 60 à 500 en chiffres romains avec 2 suites des illustrations sur Madagascar et sur Pur Fil (Ces 500 ex. comprennent 6 volumes : 1 pour les suites). 1100 exemplaires imprimés sur Pur Fil numérotés de 501 à 1600 en chiffres romains.
  - 3900 exemplaires tirés sur vélin antique des Papeteries Bellegarde numérotés de 1 à 3900 en chiffres arabes. En outre il a été tiré quelques exemplaires hors commerce marqués 0 et destinés à l’illustrateur et aux collaborateurs de l’éditeur.
Présentation succincte d' une ou deux gravures :
Le bourgeois Gentilhomme (1670) : Monsieur Jourdain (acte IV, scène V) est sacré mamamouchi (gravure 1) par le fils du Grand Turc qui n’est autre que Cléonte déguisé.
Ce dernier a trouvé ce biais pour obtenir la main de celle qu’il aime, Lucile. Les femmes savantes (1672) : Philaminte chasse Martine, la servante (gravure 2) pour avoir "Après trente leçons, insulté mon oreille Par l’ impropriété d’un mot sauvage et bas Qu’en termes décisifs condamne Vaugelas.“ (acte II , scène VI).
Le malade imaginaire (1673) : Monsieur Diafoirus et son fils Thomas Diafoirus (gravure 3) auscultent Argan, le malade imaginaire (Acte II, scène VI).

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Contes fantastiques d'Ernst Theodor Wilhelm HOFFMANN

Contes fantastiques d'Ernst Theodor Wilhelm HOFFMANN
Petit mot introductif :
Ernst Theodor Wilhelm HOFFMANN qui changea son dernier prénom en celui d’Amadeus par admiration pour Mozart, naquit à Koenigsberg en 1776 et mourut à Berlin en 1822.
Il composa de la musique, dirigea un orchestre et organisa des concerts à Varsovie, Bamberg et Berlin. A partir de 1814 tous ses loisirs furent consacrés à l’écriture, une activité qu’il ne cessa d'intensifier. Pour mémoire citons : Der goldene Topf, le Vase d’or (1812) ; Nussknacker und Maüskönig, Casse-noisette et le Roi des rats (1816) ; Die Elixirien des Teufels, les Élixirs du diable (1816) ; Serapionsbrüder, Contes des frères Sérapion (1819-1821); Lebensansichten des Katers Murr, Le chat Murr (1820-21), etc.
Dans ses contes, l’auteur fait preuve d’une finesse d’observation hors du commun qui, alliée à une imagination prodigieuse, emporte le lecteur dans un monde dans lequel le rêve et la réalité se marient au point de faire percevoir des choses “ invisibles pour les yeux terrestres “
Jacques Offenbach (1819-1880) a composé son opéra, les célèbres “Contes d’Hoffmann” en puisant dans certains récits d’Amadeus Hoffmann et “Casse-noisette “ a inspiré le ballet de Piotr Tchaïkovski (1840-1893).
Les caractéristiques de l’ édition :
Cette édition conçue et illustrée par Robert Beltz comprend 56 aquarelles gravées sur bois par Gilbert POILLIOT ; le texte a été composé à la main en Méridien demi-gras corps 16 de la Fonderie Deberny-Peignot. L’ouvrage a été réalisé pour le texte par les Ateliers d’Art de l’Imprimerie Daragnès, 14, Avenue Junot à Paris - 18°, et pour l’impression des bois gravés dans l’Atelier d’Art du maître-pressier Maurice Cray, 6, rue du Clos-de-Massy à Antony. Il a été tiré en 1968, à 299 exemplaires sur vélin pur fil de Lana dont :
  - 1 exemplaire unique numéroté 1, comprenant 1 aquarelle originale, 2 lithographies de R. Beltz, 1 bois, 1 collection d’épreuves de travail, et, tirés sur papier pur filvélin d’Arches, une suite en couleurs des illustrations, une décomposition des couleurs du frontispice et les états successifs du tirage des bois d’une illustration. les exemplaires de 2 à 16 comprennent 1 aquarelle originale, et, tirés sur papier pur fil vélin d’Arches, une suite en couleurs des illustrations, une décomposition des couleurs du frontispice et les états successifs du tirages des bois d’une illustration.
  - les exemplaires 17 à 36 comprennent 1 suite en couleurs des illustrations et 1 décomposition des couleurs du frontispice tirée sur papier pur fil vélin d’Arches.
  - 37 à 299 : 263 exemplaires numérotés
En outre, quelques exemplaires hors commerce, tous nominatifs, ont été réservés aux amis de l’illustrateur.
Présentation succincte d' une ou deux gravures du conte Klein - Zach :
Non loin d’un riant village (...) on voyait un jour d’été une pauvre paysanne couchée dans un fossé sous un ciel de feu (gravure 1).
A côté de cette malheureuse créature, il y avait un panier renversé d’où s’échappaient des fragments de menu bois sec (gravure 2) récoltés dans la forêt voisine(...) elle se plaignait de son extrême misère (...) : “ et pour comble de malheur, Dieu nous a affligés, il y a deux ans, de cet avorton qui fait ma honte et la risée du village. ( gravure 3 )

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Goethe FAUST de Johann Wolgang von Goethe

Goethe FAUST de Johann Wolgang von Goethe
Petit mot introductif :
Faust est le héros de nombreuses oeuvres artistiques et littéraires. Le Faust historique a vécu aux alentours des années 1480 à 1540 à Staufen-Brisgau. De très bonne heure la légende s’empara du personnage et ce dernier devint le héros d’aventures les unes plus extraordinaires que les autres. Dans un VOLKSBUCH, livre populaire, édité en 1587 à Francfort-sur-le-Main, on découvre pour la première fois un Faust assoiffé de plaisirs et de sciences qui vend son âme au diable qui, en retour, se met à son service pour une période de 24 ans.
C’est en Angleterre, et non en Allemagne, que paraît “Tragical History of Doctor Faustus“,la tragique histoire du docteur Faust du poète anglais Christopher Marlowe ( 1564-1593 ). Faust, le savantissime théologien de sa ville, décide de pénétrer dans la science des mystères. Il renie sa foi, obtient le concours du démon Méphistophilis après avoir signé de son sang un pacte avec Lucifer. Faust devient l’homme le plus célèbre, le plus puissant, le plus riche de son temps. Il passe sa vie à berner tout le monde de mille et une façons. L’heure fatidique arrive et Faust meurt implorant... Son cadavre est découvert lacéré par les démons.
Johann Wolfgang von Goethe (1749-1832) fit de Faust l’oeuvre fondamentale de toute sa carrière en donnant à la légende une valeur philosophique et humaine profonde. Dès 1774, Goethe médite déjà Faust. A partir de 1787, il rédige quelques-unes de ses oeuvres maîtresses: Egmond (1787) , Hermann et Dorothée (1797), la première partie de Faust (1808), Les Affinités (1809), Le Divan occidental et oriental (1819), Les Années du Voyage de Wilhelm (1821), Poésie et Vérité (1811). Le Second Faust (1833) terminé peu de jours avant sa mort , Goethe voulait le remanier encore...
L’oeuvre de Goethe domine toute la littérature allemande et apporta un enrichissement incontestable à la littérature européenne.
Hector Berlioz (1803-1869), auteur de “La Damnation de Faust“ et surtout Charles Gounod (1818-1893), auteur de “Faust“ ont popularisé en France l’histoire du célèbre docteur et celle de la douce Marguerite. Gérard de Nerval (1808-1855) traduisit l’oeuvre en français, traduction choisie par Robert Beltz pour son travail d’illustration...
Celle qui vivait paisiblement, telle une enfant, sera, à cause de la véhémence passionnée de Faust, entraînée vers l’abîme car dans cette tragédie tous les grands problèmes des hommes s’entremêlent : l’amour, la religion, la morale. Au quatrième acte, l’heure du trépas sonne. Des anges du ciel descendent à la rencontre de l’âme de Faust, qui, lentement s’élève aux accents du “Chorus Mysticus“, vers celle de Marguerite se tenant au pied de la “Mater Gloriosa“, au paradis.
Goethe écrivit un jour “Avant de me juger, essayer de me comprendre. Demandez-vous pourquoi j’en ai voulu ainsi.” ...
Faust couronne une oeuvre qui demeure, selon Charles Baudelaire “le plus beau témoignage que nous puissions donner de notre humanité.”
Les caractéristiques de l’ édition :
Cette édition conçue et illustrée par Robert Beltz comprend 80 aquarelles gravées sur bois par Gilbert POILLIOT. Le texte a été composé entièrement à la main en Columbia Romain corps 20 de la Fonderie de caractères Amsterdam. Elle a été réalisée pour le texte par les Ateliers d’Art de l’Imprimerie Daragnès, 14, avenue Junot de Paris - 18 °, et pour l’impression des bois gravés dans l’Atelier d’Art du maître - pressier Maurice Cray, 6, rue du Clos-de-Massy à Antony. Cet ouvrage a été achevé d’imprimer en novembre 1970.
Elle fut tirée à 299 exemplaires sur vélin de Rives pur fil dont :
  - 1 exemplaire unique comprenant la maquette de travail, 1 bois, 3 originaux dont le frontispice, 1 suite des illustrations, les états successifs d’une gravure, 1 décomposition simple d’une gravure.
  - les exemplaires 2 à 10 comprennent 1 bois, 2 originaux, 1 suite des illustrations, les états successifs d’une gravure, 1 décomposition simple d’une gravure.
  - les exemplaires 11 à 35 comprennent 1 original, 1 suite des illustrations, les états successifs d’une gravure et 1 décomposition simple d’une gravure.
  - les exemplaires 36 à 50 comprennent 1 suite des illustrations, les états successifs d’une gravure, 1 décomposition simple d’une gravure.
  - les exemplaires 51 à 70 comprennent 1 décomposition simple d’une gravure.
  - 71 à 299 : 229 exemplaires numérotés.
En outre, quelques exemplaires hors commerce, tous nominatifs, ont été réservés aux amis de l’illustrateur. Ce livre reçut le Prix du plus beau Livre de l’ année 1970, marqués 0 et destinés à l’illustrateur et aux collaborateurs de l’éditeur.
Présentation succincte d' une ou deux gravures :
Valentin, le frère de Marguerite, provoque en duel Faust (gravure 1) mais, mortellement blessé, meurt sous les yeux de sa soeur. En l’église dans laquelle elle avait l’ habitude de se rendre, un démon accable de remords le coeur de Marguerite (gravure 2) tandis les voûtes amplifient le “ dies irae “: “ Wie anders Gretchen,war dir’s Als du noch voll Unschuld Hier zum Altar trat’st (...) Gebete lalltest “ (gravure 3) (Comme tu étais tout autre, Marguerite, lorsque, pleine d’innocence, tu montais à cet autel en murmurant des prières (...) ( traduction de Gérard de Nerval )

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Les Fleurs du Mal de Charles BAUDELAIRE

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Les Fleurs du Mal de Charles BAUDELAIRE.
Petit mot introductif :

Dès l’âge de dix-sept ans, Charles Pierre Baudelaire (1821 - 1867) écrivit ses premiers vers et fréquenta les cabarets littéraires. Il eut toujours un goût très prononcé pour la bohême. Son beau-père, le commandant Aupick, que sa mère épousa en seconde noce, ne cessa de s’opposer à Charles Pierre, allant jusqu’à désigner un conseil judiciaire chargé de veiller aux dépenses du poète après que ce dernier entra en possession de l’héritage paternel. A partir de 1847, l’auteur des Fleurs du Mal traduisit l’oeuvre d’Edgar POE. Ce travail l’occupa durant dix-sept années.
Publiées en 1857, “ Les Fleurs du Mal “ furent jugées “ immorales et obscènes “ par la justice et l’auteur condamné à payer une forte amende. A l’édition posthume de 1868, Théophile GAUTIER, à qui le livre était dédié, ajouta trente-cinq poèmes écrits en Belgique.
Baudelaire est le premier des poètes modernes puisqu’il “ est devenu représentatif d’un certain nombre d’éléments qui manquaient au visage spirituel de la France et qui nous paraissent devoir être désormais maintenus, affirmés et défendus, avec une vigueur combative, sans cesse renouvelée.” (Jean CASSOU)
Les caractéristiques de l’ édition :
Cette édition conçue et illustrée par Robert Beltz, comprend 37 aquarelles gravées sur bois par Gilbert POILLIOT.
Le texte a été composé entièrement à la main en Colombia romain, corps 20, de la Fonderie de caractères Amsterdam. Elle a été réalisée pour le texte par les Ateliers d’Art de l’Imprimerie Daragnès, 14, avenue Junot, à Paris 18° et pour l’impression des bois gravés, dans l’Atelier d’ Art du maître-pressier Maurice Cray, 6, rue Clos-de-Massy à Antony. L’ouvrage fut achevé d’imprimer en novembre 1974.
Il fut tirée à 250 exemplaires sur Vélin de Rives pur fil:
 - 1 exemplaire unique comprenant la maquette de travail, 1 aquarelle, 1 bois gravé, 1 suite des illustrations, 1 décomposition avec états successifs d’une gravure, 1 décomposition simple. les exempliares 2 à 11 comprennent 1 aquarelle, 1 suite des illustrations, 1 décomposition avec états successifs d’une gravure et 1 décomposition simple.
 - les exemplaires 12 à 30 comprennent une suite des illustrations, 1 décomposition avec états successifs d’une gravure et 1 décomposition simple. les exemplaires 31 à 250 : 220 ex. numérotés.
En outre, quelques exemplaires hors commerce, tous nominatifs, ont été réservés aux collaborateurs et aux amis de l’illustrateur.
Présentation succincte d' une ou deux gravures :
Dans le poème “DANSE MACABRE “, “Au chant des violons“ (gravure 1) virevoltent des danseurs “fiers mignons malgré l’ art des poudres et du rouge “ (gravure 2) ainsi qu’“une coquette maigre aux airs extravagants (...) aux “yeux profonds (..) faits de vide et de ténèbres“ ( gravure 3 )

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LA NEF DES FOUS de Sébastien BRANT

LA NEF DES FOUS de Sébastien BRANT.
Un petit mot introductif :
Sébastien BRANT (1458-1521), né et mort à Strasbourg et surnommé TITIO, “le tison” ! publia en 1494 à Bâle son “Narren Schyff“, le “chef-d’oeuvre satirico-moralisant“ (Raymond Matzen), illustré par le jeune peintre et graveur Albrecht DURER (1471-1528). Le célèbre humaniste strasbourgeois en 112 chapitres ridiculisa les égarements des hommes en caricaturant dans chaque chapitre un fou représentatif du dit défaut ou de la dite folie dans l’espoir de corriger les hommes.
Cet ouvrage atteignit une audience européenne et fut copié, pastiché et plagié jusqu’au début du XVII° siècle. Un ami de Brant, le célèbre prédicateur de la cathédrale de Strasbourg, Geiler de Kaysersberg (1445-1510), assena du haut de la célèbre chaire sculptée par Hans HAMMER (1440-1520) tout un cycle de sermons inspirés par le Narrenschiff.
Les caractéristiques de l’ édition :
Cette édition fut achevée d’imprimer à la Noël 1977 est illustrée par 117 dessins de Robert Beltz. Yvonne Beltz en avait conçu l’édition et sa composition. Coordinatrice de ceux qui lui ont apporté leur concours, elle a été le véritable maître d’oeuvre de l’ouvrage. Raymond Matzen a été le conseiller littéraire et a assuré la correction de l’intégralité des poèmes. Herbert Schlanger a écrit les textes manuscrits et les chiffres. Théo SCHMIED a gravé sur bois les planches en camaïeu. Marcel Giessner et Gérard Michel ont dirigé la réalisation des lithographies originales. Antoine Graff a réalisé la sérigraphie et la décomposition des tons. Wolfram Draeger et Jean-Pierre Bauer ont apporté leur concours à l’édition qui a été imprimée sur les presses de l’Imprimerie Ott à Wasselonne sous la direction d‘Auguste Bidenbach. Remerciements à Monsieur Bernard Rolling, Directeur de la Bibliothèque Municipale de Strasbourg, qui a autorisé à reproduire la rare édition strasbourgeoise du Narrenschiff, corrigée par Sébastien Brant et imprimée en 1512 par Mathias Hupfuff.
Cette édition a été tirée à 150 exemplaires numérotés sur Vélin d’Arches et sur Vélin cuve de Rives pur fil, in-quarto Jésus. Chaque exemplaire comprend 3 volumes placés dans 2 coffrets reliés de toile grise réalisés par Bernard Gautherot, relieur d’art.   - Le n°1 comprend la maquette de travail, 4 aquarelles originales dont 1 frontispice, 1 bois gravé, 3 lithographies originales sur japon, 1 sérigraphie, 1 décomposition de cette sérigraphie, 1 suite d’illustrations.
 - les n°2 à 6 numérotés et comprennent 3 aquarelles originales, 3 lithographies originales sur Japon, 1 sérigraphie, la décomposition de cette sérigraphie, 1 suite d’illustrations.
 - les n°7 à 21 numérotés comprennent 2 aquarelles originales, 3 lithographies originales sur Rives, 1 sérigraphie, la décomposition de cette sérigraphie, 1 suite d’illustrations.
 - les n°22 à 31 numérotés comprennent 1 aquarelle originale, 2 lithographies originales sur Rives, 1 sérigraphie, 1 suite d’illustrations.
 - 32 à 46 . numérotés comprennent 1 lithographie sur Rives, 1 sérigraphie, 1 suite d’illustrations.
 - les n° 47 à 150 sont numérotés.
Il a été tiré en plus 1 exemplaire de bibliophilie, 1 Ex. d’éditeur et 1 ex. d’artiste, ainsi que quelques exemplaires réservés aux collaborateurs.
Présentation succincte d' une ou deux gravures : Certaines gens sont si passionnés par le jeu qu’elles oublient toutes les autres distractions ! (gravure 1) Celui qui se charge de tous les soucis du monde est condamné à s’écrouler. (gravure 2) Et puis, n’est-ce pas folie que de ne pas prévoir la mort alors que celle-ci n’épargne personne? ( gravure 3 )

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LA TENTATION DE SAINT ANTOINE de Gustave FLAUBERT

LA TENTATION DE SAINT ANTOINE de Gustave FLAUBERT.Un petit mot introductif :
En 1874, est éditée la version définitive de la première oeuvre de Gustave Flaubert (1821-1880). En effet “Les Tentations“ furent toujours l’objet de ses réflexions et de ses préoccupations. Ce thème avait hanté Flaubert dès l’âge de treize ans ! De plus deux versions précédèrent la définitive : celle de 1849 et celle de 1856. En 1849, Flaubert lut son manuscrit à ses amis. Ces derniers lui conseillèrent de le brûler ! et d’écrire l’histoire à la une de l’époque, celle de ce médecin normand dont la femme s’était empoisonnée : ce sera Madame Bovary (1856).
La Tentation de Saint Antoine est en fait un dialogue entre le saint et le diable. Ce dernier accoudé sur le toit de la cabane de l’ermite, empêche Antoine de se réfugier dans la lecture de la bible en lui mettant devant les yeux des visions de richesses ou de débordements divers et variés, des idoles ou des chimères, voire même, oh subtile perversité du malin !! des épisodes de la vie écoulée du saint dont le malheureux supplicié était peu fier!!! Cette hallucination fantastique fourmille de détails et contient des passages d’un beauté à couper le souffle.
Les caractéristiques de l’ édition :
Cette édition a été tirée à 250 exemplaires sur Vélin de Rives pur fil en 1979. Elle comprend 37 aquarelles gravées sur bois par Gilbert POILLIOT, Théo SCHMIED, Guy DESCOUENS. Le texte a été composé à la main en Columbia de corps 20 et en Garamond de corps 10. Elle a été réalisée pour le texte par les ateliers Rigal à Fontenay-aux-Roses et pour l’impression des bois gravés dans l’atelier d’art des maîtres-pressiers Maurice Gray à Antony, Théo Schmied à Montrouge et Pierre Jean Mathan à Boulogne-sur-Seine.
 - Le n°1 comporte la maquette de travail, 2 aquarelles, 1 bois gravé, 2 lithographies originales de l’artiste, 1 suite des illustrations,1 décomposition avec les états successifs d’une gravure, 1 décomposition simple.
 - les n° 2 à 6 comprennent 1 aquarelle, 1 bois gravé, 2 lithographies originales de l’artiste,1 suite des illustrations, 1 décomposition avec états successifs d’une gravure, 1 décomposition simple.
 - les n° 7 à 11 comprennent 1 aquarelle, 1 bois gravé, 1 lithographie originale de l’artiste, 1 suite des illustrations, 1 décomposition simple.
 - les n° 12 à 31 comprennent 1 lithographie originale de l’artiste, 1 suite des illustrations,1 décomposition simple
 - les n° 32 à 250 sont des exemplaires numérotés.
Il a été tiré en plus 1 ex. de bibliophilie, 1 ex. d’éditeur, 1 ex. d’artiste et quelques ex. hors-commerce destinés aux collaborateurs.
Présentation succincte d' une ou deux gravures :
“Alors sous un pâle rayon de lune, Antoine distingue une interminable caravane qui défile sur la crête des roches (gravure 1) ; et chaque voyageur, l’un après l’autre, tombe de la falaise dans le gouffre (gravure 2). Ce sont d’abord les trois grands dieux de Samothrace, AXIEROS, AXIOKEROS, AXIOKERSA, réunis en faisceau, masqués de pourpre et levant leurs mains (gravure 3).“ (Gustave Flaubert )

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Les Caractères de Jean de la BRUYERE.

Les Caractères de Jean de la BRUYERE
Petit mot introductif :

Jean de la Bruyère (1645-1696), le célèbre moraliste du XVII° siècle, vécut modestement jusqu’en 1684, date de son entrée chez les Condé au poste de précepteur du prince de Bourbon. La Bruyère écrivit, en secret, son livre qui parut en 1688 sous le titre de “Les Caractères de Théophraste traduits du grec, avec les caractères et les moeurs de ce siècle“ .
Ce fut un triomphe ! Les éditions se succédèrent, l’auteur y ajoutant régulièrement des centaines de caractères nouveaux de sorte que l’édition posthume contint 1130 articles alors que l’édition originale n’en avait que 420. Les caractères offrent au lecteur une galerie de portraits. Du vaniteux au rustre, du bavard au vantard, du zélé au sot, du bel esprit à l’égoïste, est développée une anthologie extraordinairement colorée des passions humaines en un assemblage plein de vie révélant une profonde connaissance de la nature humaine. Sainte-Beuve l’appellera “le classique de tout le monde“. Le mélange d’archaïsmes et de néologismes, de termes choisis voire précieux et de mots populaires font de cette langue une des plus riches de notre littérature. Incontestablement, La Bruyère est un grand artiste de la prose française.
Les caractéristiques de l’ édition :
Achevée d’imprimer le 19 septembre 1979, cette édition a été réalisée avec la collaboration de Jacques Lepage et Nicole Monnerais et le concours de Jean-Pierre Jauneau pour l’ornementation typographique, de Jean-Paul Vibert pour l’impression du texte et de René Remer pour le tirage des illustrations mises en couleurs par Denise Monnier et de la reliure d’ Art du Centre pour la réalisation de la reliure. Le tome 1 comprend : la préface, des ouvrages de l’esprit, du mérite personnel, des femmes, du coeur, de la société et de la conversation, des biens de fortune, de la ville, de la cour, des grands. Le tome 2 comprend : du souverain ou de la république, de l’homme, des jugements, de la mode, de quelques usages, de la chaire, des esprits forts et chronologie. Cette édition, illustrée de 30 gravures dessinées par Robert Beltz a été publiée par le Club du Livre, 28, rue Fortuny, Paris 17°, dans la collection “ Héritage du Temps “ et limitée et justifiée comme suit :
 - 3 exemplaires sur Vélin de Hollande van Gelder marqués A B C auxquels furent jointes 2 aquarelles originales, 1 suite complète des illustrations mises en couleurs au pochoir, 1 suite complète des illustrations en noir tirées sur vélin de Lana.
 - 40 exemplaires sur Vélin de Hollande van Gelder numérotés de 1 à 40 auxquels furent jointes 1 aquarelle originale, 1 suite complète des illustrations mises en couleurs au pochoir et 1 suite complète de illustrations en noir tirées sur vélin de Lana.
 - 210 exemplaires sur vélin de Hollande van Gelder numérotés de 41 à 250 auxquels furent jointes 1 suite complète des illustrations mises en couleurs au pochoir et 1 suite complète des illustrations en noir tirées sur Vélin de Lana.
 - 500 exemplaires sur Pur Fil Dame Blanche de Renage numérotés de 251 à 750 .
 - 1550 exemplaires sur Vélin de Lana numérotés de 751 à 2300.
Il a été tiré en outre quelques exemplaires hors commerce marqués 0 et destinés à l’illustrateur et aux collaborateurs de l’édition.
Présentation succincte d' une ou deux gravures :
“Gnathon ne vit que pour soi (..). Non content de remplir à une table la première place, il occupe à lui seul celle de deux autres (gravure 1)“ “L‘on souffre dans la république les chiromanciens et les devins (...) : ils prédisent aux hommes qu’ils feront fortune, aux filles qu’elles épouseront leurs amants (...) ; ils trompent enfin à très vil prix ceux qui cherchent à être trompés. (gravure 2)“ “L’orateur cherche par ses discours un évêché ; l’apôtre fait des conversions : il mérite de trouver ce que l’autre cherche. (gravure 3).“

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La Nef des Folles de Josse BADE

La Nef des Folles de Josse BADE.
Petit mot introductif :
“La Nef des Folles“ avait été écrite en 1497-1498 par Josse Bade (1462-1537) à Lyon, humaniste né à Assche (aujourd’hui Asse) près de Bruxelles. Robert et Yvonne Beltz avaient découvert cette oeuvre, rééditée pour la dernière fois en 1502 à Strasbourg, à la Bibliothèque Humaniste de Sélestat qui en possède deux exemplaires dont un ayant appartenu à Beatus Rhenanus (1485-1547). La préface de cet ouvrage fut écrite par Jacques Wimpheling (1450-1578), le célèbre humaniste, théologien et professeur aux universités de Fribourg et de Heidelberg.
Josse Bade voulut faire pour les femmes en particulier ce que Sébastien Brant avait voulu réaliser pour les hommes en général : les ramener sur le droit chemin. Contrairement à l’oeuvre maîtresse de Sébastien Brant, celle de Bade ne comporte qu’une cinquantaine de pages.
Josse Bade avait imaginé une vaste bataille navale entre la nef d’Eve, la première folle et mère de tous les fous et de toutes les folles, exhortant les femmes à résister aux séductions des sens, illustrés par les cinq nefs des folles sensations qui invitent bruyamment les femmes et les hommes à s’embarquer pour jouir de tous les plaisirs terrestres. Eve, qui a causé la “folie“ et le malheur des hommes, veut réparer le mal qu’elle a fait, mais sa voix émouvante et plaintive paraît bien faible. Finalement Josse Bade intervient et place le débat avec gravité et éloquence dans la perspective de la mort. Telle est l’idée fondamentale qui situe le mieux l’originalité de “La Nef des Folles“ par rapport à “La Nef des Fous”.
La Nef des Folles reste un document intéressant de la période de transition entre le Moyen-âge et la Renaissance." (Adolphe Koch - Professeur Agrégé - Extraits tirés de l’Introduction à la Nef des Folles.)
Les caractéristiques de l’ édition :
Cette édition, achevée d’imprimée à la Noël 1980 est illustrée par Robert Beltz. Yvonne Beltz a conçu l’édition de la Nef des Folles et sa composition. Coordinatrice de ceux qui lui ont apporté leurs concours, elle a été le véritable maître d’oeuvre de l’ouvrage. Adolphe Koch, professeur agrégé, a traduit Nef des Folles de Jose Bade du latin au français. Cette traduction forme le premier volume et le fac-similé de l’original latin de Jodocus Badius, imprimé à Strasbourg en 1502 forme le deuxième volume. Le tout est présenté dans un emboîtage toilé de bleu.
Guy DESCOUENS a gravé sur bois les 55 illustrations. Herbert Schlanger a dessiné les lettrines et les titres. Marcel Giessner a dirigé l’impression des lithographies originales dessinées sur pierre. Antoine Graff a réalisé les deux sérigraphies. Le texte est composé à la main en Athenaeum de corps 28 et les bois imprimés dans les ateliers d’Art de Pierre de Jean Mathan à Boulogne-sur-Mer. Des remerciements furent adressés au Docteur Kubler, maire de Sélestat, et à Monsieur Hubert Meyer, Conservateur de la Bibliothèque Humaniste de Sélestat, qui ont mis à disposition l’exemplaire de la Nef des Folles de Josse Bade, ayant appartenu à Beatus Rhenanus, pour sa reproduction en fac-similé. L’édition de cette Nef des Folles imprimée à Strasbourg en 1502 par Jean Pruss, avait été préfacée par Jacques Wimpheling.
Cette édition a été tirée à 200 exemplaires sur Vélin de Rives Pur Fil in-quarto Jésus. Chaque exemplaires comprend deux volumes.
 - le n°1 comprenant la maquette de travail, l’aquarelle de l’introduction, 3 dessins, le bois gravé du frontispice, 1 gravure sur bois en couleurs, 1 décomposition avec l’avance du travail, 3 décompositions, 1 suite des illustrations, 2 lithographies originales sur Japon nacré et 2 sérigraphies.
 - les n° 2 à 6 comprennent 1 aquarelle, 2 dessins, 1 bois gravé, 1 gravure sur bois en couleurs, 1 décomposition avec l’avance du travail, 2 décompositions, 1 suite des illustrations, 2 lithographies originales sur Japon nacré, 2 sérigraphies.
 - les n° 7 à 21 comprennent 2 dessins, 1 bois gravé, 1 gravure sur bis en couleur, 1 décomposition, 1 suite des illustrations, 1 lithographie originale sur Vélin de Rives, 2 sérigraphies.
 - les n° 22 à 31 comprennent 1 dessin, 1 bois gravé, 1 gravure sur bois en couleur, 1 décomposition, 1 suite des illustrations, 2 lithographies originales sur Vélin de Rives, 2 sérigraphies.
 - les n° 32 à 46 comprennent 1 bois, 1 suite, 1 lithographie sur Vélin de Rives, 1 sérigraphie.
 - les n° 47 à 200 : 154 ex. numérotés. Il a été tiré en plus 1 exemplaire de bibliophilie, 1 exemplaire d’éditeur et 1 exemplaire d’artiste, ainsi que quelques exemplaires hors commerce destinés aux collaborateurs.
Présentation succincte d' une ou deux gravures :
La “vision“ (gravure 1) et sa folie sont, d’après Josse Bade, choses fort subtiles. Il est difficile de faire bon usage de ce sens. Et de “distinguer deux espèces de gens qui abusent de la vision elle-même : ceux qui regardent illicitement - et là, la première place revient à Lucifer (gravure 2) - ( ... ) et ceux qui, par leur coquetterie, cherchent à être regardés illicitement“ (gravure 3).

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